LGTQueerIA+

Queer? Un terme qui peut paraître bien obscur pour certaines personnes. Pourtant, si on s’y intéresse le flou disparaît (un peu) et on découvre un terme riche de sens et de couleur!

Maéva Berset, 19 mai2021

Tout le monde, aujourd’hui, sait plus ou moins ce que cela veut dire faire partie de la communauté LGBTQIA+. Pareil pour les gay prides. Mais il y a encore beaucoup de choses qui sont incomprises, c’est pour ça que j’ai créé cette série. N’hésitez pas à aller lire les autres articles qui sont déjà publiés!

Queer: adjectif: Qualifie un mouvement homosexuel ou lesbien. Mot issu de l’anglais “queer” employé comme insulte homophobe. (Linternaute)

Il n’y a pas de définition du Larousse pour cet article parce que ce terme anglicisé n’a pas de définition claire en français- et celle de linternaute n’est pas très correcte. Queer, en anglais, signifie à la fois étrange, bizarre, homosexuel mais est aussi utilisé comme une insulte. Bon, tout ceci reste encore flou, alors qu’est-ce que ça veut dire?

 «Queer m’appartient»

Elise: «Salut! Je m’appelle Elise et j’ai 23 ans. J’habite aux Pays-Bas en ce moment pour finir mon MSc (ndlr: Master of Science) en Développement Durable. Je me définis comme queer parce que les autres titre/identité sexuelle me convenaient pas vraiment. Personnellement, je suis attiré par la personne et non par  son genre. Queer m’appartient car c’est flexible et ça me permet d’expliquer moi-même ma sexualité aux autres plutôt qu’elle soit assumée.»

Une étiquette sans étiquette

Reaction GIF by Bounce - Find & Share on GIPHY

Bon, mais c’est quoi queer alors? Ce sont les personnes qui n’arrivent pas à se décider? Une personne queer est pour commencer quelqu’un qui sait qu’elle n’est pas hétérosexuelle et/ou cisgenre. La sexualité et le genre sont des spectres presque infinis (il y a tellement de termes différents qui existent donc je vais en faire un article entièrement dédié). Quelqu’un de queer se trouve quelque part au sein des spectres sans forcément avoir un point d’arrêt. En somme, aucune porte n’est fermée et parfois cela peut être compliqué de l’expliquer à certains proches. 

Elise se trouve dans ce cas où le point n’est pas clair et même se déplace parfois: «Cela me prenait beaucoup de temps d’essayer de définir ma sexualité, souvent ça fluctuait, donc j’ai décidé de me définir comme queer parce que je savais ce que cela signifiait pour moi. De plus, ma sœur est lesbienne et pour elle c’est très clair. Je ne voulais pas être comparée à elle mais je voulais quand même m’affirmer. Mes proches pensaient que j’étais hétérosexuelle- comme ma sœur est déjà lesbienne- donc je me suis sentie obligée de faire un coming out. Je me sens bien avec le terme queer.»

Peur de ne pas être accepté-e-x 

Cette peur pousse beaucoup de personnes à retarder leur sortie du closet  et Elise n’y a pas échappé : «Jusqu’à 16 ans environ, je ne voulais pas être jugée comme différente. Je viens d’un petit village et personne n’étais out (ndlr: personne qui n’avait fait son coming out), excepté ma sœur, et j’avais peur d’être traitée différemment si je disais que j’étais queer. C’est quand je suis partie aux Pays-Bas que j’ai pu m’épanouir, c’est vraiment normal là-bas, je m’y sens bien alors j’ai décidé de come out en Suisse aussi. Mes ami-e-x-s ont très bien réagi- iels le savaient tous déjà plus ou moins. Ce fut un peu plus compliqué avec mes parents, notamment avec ma mère mais c’était surtout que ce n’était pas le bon moment et maintenant tout va bien.»

Des petites choses qui font la différence

Parfois, il ne faut pas grand-chose pour que les mentalités avancent et Elise essaie d’aller dans ce sens: «Je pense que ça passe par des petites choses et que c’est comme ça qu’on va faire bouger les choses. Par exemple, je tiens la main de ma copine dans la rue, et aussi dans mon village. Cela à l’air de rien mais il y a encore des gens qui sont choqués par cela même si on ne nous le dit pas en face- après cela ne me dérange pas plus que ça. La représentation dans les médias c’est aussi important, juste des petits trucs sans en faire des tonnes. Et évidemment, informer les plus jeunes dans les écoles, en faisant des journées dédiées par exemple, en Hollande c’est quelque chose qu’ils ont fait.»

Quand je discute avec mes proches, le terme queer est parmi ceux qui sont les moins compris. J’espère l’avoir bien expliqué, mais il faut quand même se rappeler que la définition varie pour chaque personne, pour citer Elise: «Je me définis comme queer, parce que je n’arrivais pas à me retrouver sous un autre label. Je suis plus souvent attirée par les filles, mais pas seulement donc je ne voulais pas me limiter à l’appellation de lesbienne.». Donc, pour conclure, queer est un terme flexible et au fond est-ce qu’on a vraiment besoin d’une définition claire pour tout ?

N’hésitez pas à jeter un œil aux liens en-dessous 😉

Vous pourriez aussi aimer…

LGTQIAsexuel-le-x+

LGTQIAsexuel-le-x+

L’asexualité est un spectre parmi le spectre de la sexualité. On a tendance à penser qu’une personne asexuelle ne ressent juste aucun désir sexuel, mais cela peut être un peu plus complexe.

Roger le héros

Roger le héros

Macron sur Youtube et des cygnes stressés: notre sélection de l’actu de la semaine du 24 mai.

LGTIntersexeA+

LGTIntersexeA+

Les personnes intersexuées ont pu être considérées – et le sont encore parfois – comme des anomalies biologiques. Pourtant, l’intersexuation est bien plus répandue qu’on le pense.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Inscrivez vous à notre Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir toutes les dernières infos et ne pas louper nos derniers blogs

You have Successfully Subscribed!

Share This