Rencontre avec Caroline Alves, la chanteuse à découvrir

Étudiante à l’Université de Neuchâtel, Caroline Alves a reçu le prix de «Best Talent 2021» au Swiss Music Awards, devenant ainsi la première femme et la première Romande à remporter cette récompense depuis 2011. En effet, ces dix dernières années, seuls des hommes se sont imposés dans cette catégorie.

 
 Photo: Stephen Nthusi

Ses débuts

Née au Brésil, c’est à l’âge de onze ans que Caroline Alves débarque en Suisse. Trois ans après, son oncle, un musicien brésilien avec qui elle était très proche, perd la vie. C’est cet événement qui a déclenché la passion de Caroline pour la musique. Une belle façon de lui rendre hommage.

Caroline a donc essayé de s’initier à un instrument : «J’ai commencé à apprendre à jouer de la guitare en autodidacte sur YouTube. Au début, je jouais plutôt du rock. Ensuite, je me suis mise à la soul. Aujourd’hui, j’ai créé un style de musique propre à moi-même». En effet, ses chansons s’inspirent de plusieurs genres musicaux comme la pop, le R&B ou encore la soul. «Pour la voix, Nina Simone et Amy Whinehouse m’ont beaucoup inspirée, explique la rayonnante jeune femme. J’ai entraîné et travaillé ma voix pour me rapprocher de leur style.»

Caroline a fait ses débuts musicaux dans les ruelles et les bars suisses où elle a chanté pendant près d’un an. Son premier EP intitulé «Unbound» sorti en 2017, lui a permis de se produire sur les scènes de différents festivals, notamment à Festi’Neuch, Gurtenfestival et Les Créatives. En octobre dernier, Caroline Alves a sorti son premier album -Moonlight- contenant huit chansons.

«Comme le nom de mon album l’indique, j’exerce un métier nocturne et je m’y identifie particulièrement bien Bien qu’elle se sente complètement en décalage avec les autres personnes, Caroline ne changerait pour rien au monde sa vocation: «J’aime le fait d’avoir des horaires irréguliers, de pouvoir avoir congé n’importe quel jour de la semaine et de bosser le soir et la nuit. Le seul inconvénient est la peur que tout s’écroule à cause de la période difficile que l’on vit actuellement».

Un talent de nature discrète

Au quotidien, Caroline se montre assez discrète sur cette vie d’artiste qui s’ouvre à elle: «Je n’aime pas crier à tout le monde que je fais de la musique. Le soir où j’ai reçu ma récompense des Swiss Music Awards, je ne m’y attendais pas du tout. J’ai fait la fête avec mes proches dans mon appartement biennois. Nous faisions tellement de bruits que mes voisins ont demandé ce qu’il se passait. Ils étaient tout étonnés d’apprendre que j’étais chanteuse». Elle ajoute en rigolant: «Ça veut donc dire que je peux encore chanter plus fort sous ma douche!». C’est la même mélodie à l’université: «Peu de personnes étaient au courant. Lors de ma victoire, une professeure m’a félicitée pendant un cours en visioconférence, du coup, maintenant, tout le monde le sait.»

Il faut dire que cette récompense ouvre de nombreuses portes à Caroline: «En effet, c’est plus de concerts, plus de festivals. Malheureusement ce n’est pas tombé la bonne année», déclare la scintillante chanteuse. «Mais cela m’offre tout de même d’autres opportunités : des contrats, des albums, des vues, des interviews. Ce n’est que du positif finalement, même si la scène me manque.» 

Formidable

Malgré la pandémie qui freine une grande partie de son activité, Caroline se veut tout de même ambitieuse: «Au niveau international, ce serait Formidable de collaborer avec Stromae. Je n’écoute pas souvent sa musique mais sa créativité est incroyable. Au niveau suisse, j’aimerais beaucoup collaborer avec Stress. À ce jour, j’ai collaboré, uniquement avec des rappeurs. Ça me plaît.»

Retrouvez la suite de notre rencontre avec Caroline Alves sur Ondes Azur et sur le blog UniNEtudiant-e-s. En effet, Com’meet, Ondes Azur et UniNEtudiant-e-s ont collaboré pour vous transmettre le meilleur portrait de Caroline Alves, pétillant talent étudiant.

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