LesbienneGBTQIA+

Être lesbienne en 2021? On pourrait se dire que les femmes homosexuelles sont maintenant bien acceptées, même par les plus ancien-ne-s. On reste pourtant loin d’une acceptation complète.

Maéva Berset, 21 avril 2021

Aujourd’hui faire partie de la communauté LGBTQIA+ tout le monde sait plus ou moins ce que cela veut dire. Pareil pour les gay prides- les marches ou les fêtes organisées annuellement tout autour de la planète pour célébrer la fierté LGBTQIA+- tout le monde en a déjà entendu parlé. Mais en discutant avec des proches, je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup de choses qui étaient soit complètement inconnues pour elles et eux, soit mal comprises. Donc c’est parti, je me lance !  En quoi consiste la série ? En gros, un article- que j’écris principalement grâce aux personnes qui ont acceptées de témoigner- pour chaque lettre de l’acronyme LGBTQIA+ (avec quelques bonus parce qu’il y a trop de possibilités pour que tout soit couvert par une lettre). J’espère être la plus juste possible, mais il n’est pas impossible que je sois parfois un peu trop synthétique. N’hésitez pas à aller plus loin grâce aux ressources que je vous transmets à la fin de chacun de mes articles. Bonne lecture !

Lesbienne: n.f.: homosexuelle. (Larousse)

Cette définition est plutôt concise – c’est le moins que l’on puisse dire – et assez claire. Concrètement, Être lesbienne c’est être une femme – cisgenre ou non (je reviendrais sur la question du genre dans un autre article, mais pour avoir un avant-goût, il y a un petit lexique à la fin de l’article) – qui aime les femmes.

Une image contenant cravate, personne, portant, chemise

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Lesbienne oui, mais pas a lesbian

Megan : « She/her, j’ai 23 ans et j’ai grandi à Villars-sur-Ollon mais je suis née en Angleterre. Maintenant, je vis à Amsterdam et j’essaie d’écrire ma dissertation pour mon Masters en linguistique. Être lesbienne, ce n’est pas tout ce que je suis et c’est pour ça que je n’aime pas la formule anglaise. Enfin oui, je suis lesbienne, mais je ne suis pas que a lesbian, et j’utilise la plupart du temps le terme gay »

Sortir du placard 

Le coming out signifie annoncer à son entourage ou plus largement au « monde » qu’on n’entre pas dans la norme hétérosexuel /cisgenre (cishet). Il faut alors faire le grand saut, avec parfois, l’angoisse d’avoir une mauvaise réaction en face. Toutes les expériences sont évidemment différentes pour chacune et chacun. D’ailleurs certaines personnes ne font pas de coming out et n’en ressentent pas le besoin. Megan, elle, est passée par cette étape… courageuse : « En revenant des Pays-Bas, je l’ai dit à mes parents, puis sur Instagram. Mes proches ont plutôt bien réagi, même si ma mère a pleuré. Mais c’était surtout car elle avait peur que je me fasse discriminer. »

Cette étape reste malheureusement presque encore obligatoire. Eh oui, parce qu’actuellement, il est dans la norme sociétal de penser que tout le monde est hétérosexuel et cisgenre. Cela est en grande partie dû à notre société, à l’éducation que l’on reçoit et au fait que les personnes cishet ne font pas de coming out, elles et ils n’en ont pas besoin.  Pourtant, on pourrait commencer par là pour avoir une société plus inclusive, car comme le dit Megan : « Il ne faudrait pas prendre le point de vue hétérosexuel et inclure les personnes non-hétéro dans les discussions. A l’école, les cours pourraient être plus diversifiés, inclure des oeuvres littéraires avec des personnes LGBTQIA+, pendant les cours d’éducation sexuels aussi. En parler aux plus jeunes. »

Ici et maintenant

L’environnement, le pays, l’entourage et tous ces paramètres généraux demeurent des variables qui peuvent influencer la façon dont on vit sa sexualité. C’est en partant aux Pays-Bas que Megan a vraiment réalisé cela : « Là-bas, les gens sont ouverts et c’est aussi là-bas que j’ai vraiment pu affirmer ma sexualité. Quand je suis revenue en Suisse, je me suis rendu compte que la communauté LGBTQIA+ n’était pas vraiment acceptée ou incluse. Et j’ai aussi réalisé que ce n’était vraiment pas partout pareil. Je trouve cela triste de voir les news et comment les personnes sont traitées dans certains pays. » Tous les pays ne sont pas aussi inclusifs que les Pays-Bas, et selon où on se trouve, on oublie parfois qu’on a de la chance.

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Allez les filles !

Il existe plusieurs clichés qui entourent les couples lesbiens. Notamment un qui fantasme les relations entre deux femmes. Alors pourquoi ? Je n’ai pas la réponse, surtout que ce fantasme est principalement masculin et que l’inverse – les relations entre deux hommes – n’est pas entouré de la même aura. Ce cliché est une forme de discrimination que beaucoup de femmes qui embrassent d’autres femmes vivent. « Souvent, en soirée, quand j’embrasse une autre fille, il y a plusieurs mecs autour qui nous regardent et qui font des remarques. », ajoute Megan.

La discrimination – et la peur de cette dernière – peut aussi pousser certaines personnes à affirmer ou tout simplement découvrir leur sexualité plus tard. Ce fut le cas de Megan : « Je le savais déjà plus ou moins vers mes quatorze ans, mais je le disais plus comme une blague. Puis je ne voulais plus y réfléchir pendant environ deux ans, avant d’y repenser sérieusement. »

Voilà, que dire ? Il reste du chemin à faire, surtout quand on voit certaines actualités ou certains témoignages.

Lexique et lien utiles

 

Genre: le genre est une construction sociale. Il y a les genres binaires, que l’on connaît toutes et tous: femme et homme. Mais il en existe d’autres et je ferais un article pour essayer d’en développer un maximum.

Cisgenre: se dit d’une personne qui s’identifie à son genre biologique. Par exemple, un homme qui est naît avec des attributs masculins et qui se sent homme.

Hétérosexuel-le: se dit d’une personne qui est attirée sexuellement par le genre opposé au sien.

LGBT et autres notions de genre (2018). RTS.

Mathilde Trg (2020). Comment l’homophobie m’a empêchée d’embrasser la fille qui me plaît. Madmoizelle.

Elsa Bastien , Aurélie Monfait (2015). La peur rend les lesbiennes invisibles. Streepress.

PMA : exclure les lesbiennes n’est pas une discrimination (2018). Le Point.

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